Lors de son dernier Congrès, en avril dernier, l’ASSÉ lançait les grands axes de sa campagne qu’elle entame cet automne sur les campus du Québec. L’ASSÉ estime qu’il est nécessaire de bonifier le régime d’Aide financière aux études (AFÉ) pour garantir que plus jamais aucun étudiant et aucune étudiante ne vive sous le seuil de la pauvreté. En ce moment, le gouvernement estime que 740 $/mois sont suffisants pour couvrir les besoins de base des étudiants et des étudiantes alors que, selon Statistique Canada, le seuil de faible revenu se chiffre plutôt à 910 $/mois pour une personne vivant en colocation. Combien de temps la situation se détériorera-t-elle avant que le gouvernement n’agisse ? Pour consulter la section spéciale de notre site Internet sur l’Aide financière aux études afin d’obtenir plus d’information, du matériel d’information et connaître les actions de l’ASSÉ sur ce thème, cliquez ici.
Parallèlement, profitant des déficits qu’a connu l’UQAM, la ministre Courshesne s’est empressée de déposer les projets de loi 38 et 44 promettant une réforme en profondeur de la gestion des institutions d’enseignement postsecondaire du Québec. Ces projets de loi visent à marginaliser la place qu’occupent actuellement les acteurs internes des institutions (professeur-e-s, étudiants, étudiantes, employé-e-s, etc.). En accordant une place majoritaire sur les conseils d’administration aux membres externes (généralement issu-e-s du milieu des affaires), réputé-e-s pour être plus « indépendants » (sic), la ministre favorisera l’arrimage du système d’éducation au secteur privé. Loin de régler la situation, cette réforme, si elle est appliquée, accélérera la privatisation de l’éducation tout en occultant le véritable problème en cause, le sous-financement chronique du réseau. Pour consulter la section spéciale de notre site Internet sur la gouvernance afin d’obtenir plus d’information et connaître les actions de l’ASSÉ sur ce thème, cliquez ici.